Les voitures électriques sont-elles concernées par les réductions de vitesse lors des pics de pollution ?
Face à la multiplication des épisodes de pollution atmosphérique, les autorités françaises mettent régulièrement en place des mesures temporaires pour limiter l’impact sur la santé publique. Parmi elles, la réduction de la vitesse sur certains axes routiers. Une question revient souvent chez les automobilistes : les voitures électriques sont-elles concernées par ces limitations alors qu’elles n’émettent pas de gaz d’échappement ?
Réduction de vitesse : une mesure fréquente lors des pics de pollution
Lorsque la qualité de l’air se dégrade fortement, les préfets peuvent déclencher différentes mesures d’urgence visant à réduire les émissions polluantes. Parmi ces actions figure l’abaissement temporaire des vitesses maximales autorisées.
Concrètement, la vitesse peut être réduite de :
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20 km/h sur les autoroutes et voies rapides ;
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10 km/h sur certains axes secondaires ;
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davantage dans les zones urbaines particulièrement touchées.
Cette mesure s’applique généralement dès le lendemain de l’annonce officielle et reste en vigueur jusqu’à l’amélioration de la situation.
Les voitures électriques doivent-elles respecter ces limitations ?
La réponse est oui.
Même si les véhicules électriques ne produisent pas d’émissions directes de dioxyde de carbone (CO₂), d’oxydes d’azote (NOx) ou de particules fines via leur moteur, ils restent soumis aux mêmes limitations temporaires de vitesse que les autres usagers de la route.
Les panneaux de signalisation et les arrêtés préfectoraux s’appliquent à tous les véhicules circulant sur les axes concernés, sans distinction de motorisation.
Un conducteur de voiture électrique qui dépasserait la vitesse temporairement imposée s’expose donc aux mêmes sanctions qu’un automobiliste roulant avec un véhicule thermique.
Pourquoi les véhicules électriques sont-ils concernés ?
À première vue, cela peut sembler paradoxal. Pourtant, plusieurs raisons expliquent cette décision.
Réduire les particules liées au roulage
Les émissions polluantes ne proviennent pas uniquement du moteur.
Tous les véhicules, y compris électriques, génèrent :
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des particules issues de l’usure des pneus ;
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des particules provenant de l’usure des freins ;
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des poussières remises en suspension par le passage des véhicules.
Ces émissions augmentent avec la vitesse et le trafic.
Fluidifier la circulation
La réduction de vitesse permet également :
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de limiter les phénomènes d’accordéon ;
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de réduire les embouteillages ;
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d’améliorer la fluidité du trafic.
Une circulation plus fluide entraîne une diminution globale des émissions des véhicules thermiques présents sur le réseau routier.
Améliorer la sécurité routière
Même si l’objectif principal reste environnemental, une vitesse réduite contribue aussi à diminuer les risques d’accidents pendant les périodes de forte circulation.
Les voitures électriques bénéficient-elles malgré tout d’avantages ?
Oui.
Lors de certaines mesures de circulation différenciée mises en place pendant les épisodes de pollution, les véhicules électriques disposent généralement d’un traitement favorable.
Grâce à leur classification Crit’Air 0, ils peuvent souvent continuer à circuler dans les zones où certains véhicules thermiques sont temporairement interdits.
Les avantages peuvent inclure :
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l’accès aux zones à circulation restreinte ;
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l’autorisation de circuler lors des restrictions de circulation ;
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certaines facilités de stationnement selon les collectivités.
Cependant, ces avantages ne concernent pas les limitations temporaires de vitesse, qui restent applicables à tous les conducteurs.
Un impact positif également sur l’autonomie
Pour les propriétaires de voitures électriques, respecter les limitations de vitesse présente un avantage supplémentaire : l’amélioration de l’autonomie.
À vitesse réduite :
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la consommation d’énergie diminue ;
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les besoins en recharge sont moins fréquents ;
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l’autonomie peut augmenter de manière significative sur autoroute.
Par exemple, rouler à 110 km/h au lieu de 130 km/h permet souvent de gagner plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie selon le modèle utilisé.
Ce qu’il faut retenir
Les voitures électriques ne sont pas exemptées des réductions temporaires de vitesse décidées lors des pics de pollution. Même sans émissions directes à l’échappement, elles participent aux phénomènes liés à l’usure des pneumatiques, des freins et à la circulation routière globale.
En revanche, elles bénéficient fréquemment d’avantages lors des mesures de circulation différenciée grâce à leur vignette Crit’Air 0.
Pour les conducteurs de véhicules électriques, respecter ces limitations présente d’ailleurs un intérêt supplémentaire : augmenter l’autonomie du véhicule tout en contribuant à une meilleure qualité de l’air.
Pour aller plus loin
Cet article s’appuie sur les informations publiées par les organismes officiels français chargés de l’environnement, de la sécurité routière et de la qualité de l’air :
